Impressions 3D et Système d’Output Management

par Dr. Uwe Wächter

Avec l’arrivée sur le marché d’imprimantes 3D low-cost, notamment pour les besoins de bureaux d’études, les entreprises se posent de plus en plus de questions sur la manière d’intégrer ces types d’imprimantes dans un environnement de gestion des impressions 2D. Est-il possible de gérer ces imprimantes 3D de manière similaire aux imprimantes 2D actuelles ?

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Challenges

Les premiers traceurs grand format ont apparu sur le marché il y a plus de 30 ans de cela. Ces traceurs étaient au début très onéreux et la technologie pour les piloter propre à chaque fabricant. Le marché des imprimantes 3D est similaire au marché des traceurs dans les années 1980. Lorsque le coût des traceurs a baissé, leur nombre à augmenté, mais la gestion du parc est restée problématique, eu égard aux technologies propriétaires embarquées dans les contrôleurs de traceurs. Chaque fabricant avait ses propres interfaces, formats graphiques, modes de pilotage, et mesures de maintenance, ce qui rendait la gestion du parc très difficile. Tous ces aspects sont les mêmes et similaires dans le domaine des impressions 3D.

Comment ça fonctionnait pour les imprimantes 2D ?

Avant qu’une convergence soit réalisée dans la gestion des imprimantes, le choix des périphériques de sortie était réalisé par les départements de reprographie. Des opérateurs étaient alors en charge de sélectionner les travaux d’impression en fonction des demandes des utilisateurs. Depuis quelques décennies, les imprimantes 2D sont devenues plus compactes et de moins en moins coûteuses. Les formats graphiques traités et les interfaces se sont également standardisées. La gestion optimisée de ces périphériques par un système unique d’Output Management centralisé (OMS) est également devenue possible. De nos jours, seules quelques sociétés ont conservé un département de reprographie. Le système OMS gère à présent la distribution, la conversion et la mise en spool des travaux d’impression. Un cockpit de supervision est également disponible pour remonter les erreurs d’impression et le statut de tout le parc d’imprimantes MFP de l’entreprise.

Mais qu’en est-il des imprimantes 3D ?

Nos études chez SEAL Systems ont prouvé qu’il y avait de nombreux parallèles entre la situation actuelle avec les imprimantes 3D et les imprimantes / traceurs 2D il y a 30 ans de cela. La conception de ces périphériques est orientée en fonction des opportunités techniques qu’elles pourraient offrir. Les avantages des nouveaux modèles d’imprimantes 3D résideront dans l’amélioration des performances, mais aussi dans la standardisation des fonctions, de manière à pouvoir gérer un parc hétérogène d’imprimantes 3D.

Dans le futur, il y a de grandes chances que les améliorations apportées sur les imprimantes 3D reflètent celles apportées sur les imprimantes 2D : Convergences des modes de pilotage, des formats et consolidation des fabricants. Mais, avant que cette convergence soit opérationnelle, il est possible que les sociétés aient recours à l’établissement de “centres de reprographie 3D”, afin de mieux gérer les particularités des utilisateurs et de maintenir le parc d’imprimantes 3D. Mais à moyen terme, des systèmes d’Output Management remplaceront ces centres de reprographie 3D.

3D_PDF1-300x225 Impressions 3D et Système d'Output ManagementEst-ce qu’un système d’Output Management 3D permettra d’optimiser les flux ?

Nous pensons que oui.  En tant qu’éditeur de solutions de d’Output Management 2D, nous sommes sensibles à tous les points d’optimisation dans la gestion des impressions 3D : Administration centralisée, distribution et supervision des travaux d’impression. Bien que nous n’ayons pas encore de compétence dans la conversion de données 3D à destination d’imprimantes 3D, nous pensons que les problématiques des formats, des modes de finition et de pilotage des imprimantes 3D seront similaires à ceux des imprimantes 2D.

Nous pouvons donc imaginer étendre la solution existante qui gère les impressions 2D avec des fonctions permettant de gérer les flux d’impression 3D. Certaines procédures peuvent même être intégrées sans qu’il soit nécessaire de procéder à des développements de modules complémentaires dans notre solution d’Output Management existante.

Gestion des périphériques

Une des tâches pouvant être ajoutée facilement à notre solution consisterait à intégrer les fonctions de supervision des imprimantes 3D (remontée des erreurs, re routage automatique du flux, contrôle d’accès en fonction des utilisateurs). Toutes ces fonctions existent dans un système OMS moderne et pourraient être facilement intégrées pour gérer le parc d’imprimantes 3D.

Gestion des travaux

Une autre tâche pouvant être intégrée dans un OMS consisterait à gérer les travaux d’impression. Cette gestion de spool existe déjà dans les systèmes OMS ; seuls les formats de données diffèrent. Aussi, il serait assez simple d’intégrer le spool 3D dans un système OMS actuel. Les fonctionnalités liées à la gestion du spool 2D, telles que la répartition des charges sur plusieurs imprimantes ou le re routage automatique en fonction de paramètres utilisateur pourraient être utilisées telles quelles.

Gestion du séquencement des travaux

Le séquencement des demandes d’impressions 2D envoyés par lots est l’une des fonctions très importante d’un système OMS. Cette fonction permet aux utilisateurs de collecter un ensemble de données et documents pour les soumettre en lots. Ces mécanismes  agissent comme un “centre de reprographie virtuel”. Ces lots sont directement gérés par les utilisateurs et l’OM est ensuite en charge d’optimiser leurs impressions. Ces mécanismes sont transparents pour les utilisateurs, mais sont fondamentaux pour optimiser la gestion d’un parc hétérogène d’imprimantes.

Synergies

Si les travaux d’impression 2D et 3D peuvent être gérés par un seul système OMS, alors un grand nombre de synergies existent entre ces différents flux. Un modèle 3D pourrait par exemple être soumis en même temps que sa fiche produit et son étiquette dans le même travail d’impression. De même, il est envisageable d’intégrer un ERP de manière à automatiser ces tâches de collecte de données et de soumission vers le périphérique le plus approprié.

Propriété de l’image : ©fotofabrika – stock.adobe.com

 

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